GABRIELLE MOGENET
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EXPOSITIONS
18.06.26 > 16.08.26
IVRESSE DES RAYONS - Solo show
Les Serres du Botanique - Bruxelles
Je suis très heureuse de présenter Ivresse des rayons, une exposition personelle située au coeur des Serres du Botanique.Cette exposition est née d’un désir de célébrer les idylles discrètes, les surgissements du vivant et cette forme de merveilleux sauvage qui traverse mon expérience du monde. J’y poursuis une recherche autour du foisonnement organique, de la mémoire sensible et des phénomènes joyeux qui apparaissent parfois au cœur du chaos, comme des éclats fugitifs de lumière.
*Inaugurant le volet arts plastiques des Nuits Botanique 2026, l'intervention de Gabrielle Mogenet entre en résonance intime avec l'effervescence musicale du festival. Succédant à l'empreinte géométrique laissée par le duo Hell'O en 2025, l'artiste investit l'emblématique Rotonde pour en métamorphoser l'architecture néoclassique en un organisme vivant et vibrant. Par une douce rupture organique, elle délaisse la ligne droite au profit de la courbe libre, déployant une œuvre qui, telle une prolifération naturelle échappée des jardins environnants, part à l'assaut de la structure de verre.
La démarche de l'artiste s'apparente à une sismographie du rythme. Plutôt que de représenter le mouvement, à travers Les Grimpantes, Gabrielle Mogenet en traduit physiquement la pulsation, laissant son geste se déployer en courbes nerveuses et en ondes colorées qui envahissent l'espace. En circulant au sein et autour de l'édifice, le spectateur est ainsi invité à un dialogue sensoriel immersif, où la lumière traverse la couleur pour créer un immense vitrail contemporain. Au gré du jour, ces reflets mouvants infusent à l'espace une théâtralité propres aux arts de la scène.*
14.05.26 > 15.05.27
LES GRIMPANTES - Installation in situ
Les nuits Botanique - Bruxelles
*Inspirée par le poème de Sylvia Plath « Je suis verticale, mais je voudrais être horizontale »Gabrielle Mogenet imagine une nature vertigineuse dans laquelle il devient possible d’être
submergé·e.
Son installation in situ investit l’architecture du lieu comme une surface de propagation. Un
foisonnement végétal s’empare des vitres des serres, formant une sorte de magma
organique en jaillissement. L’idée de la serre y rencontre celle des mauvaises herbes
proliférant sur le béton : une botanique en friche qui craque sous le verre.
À travers cette intervention, l’artiste rend hommage à une nature expansive et indocile,
capable de coloniser et de réenchanter les espaces urbains afin d’en chahuter les contours.
Les Grimpantes déploie ainsi une végétation libre et débordante, infiltrant l’architecture pour
en redessiner les lignes et la lumière.
Inaugurant le volet arts plastiques des Nuits Botanique 2026, l'intervention de Gabrielle Mogenet entre en résonance intime avec l'effervescence musicale du festival. Succédant à l'empreinte géométrique laissée par le duo Hell'O en 2025, l'artiste investit l'emblématique Rotonde pour en métamorphoser l'architecture néoclassique en un organisme vivant et vibrant. Par une douce rupture organique, elle délaisse la ligne droite au profit de la courbe libre, déployant une œuvre qui, telle une prolifération naturelle échappée des jardins environnants, part à l'assaut de la structure de verre.
La démarche de l'artiste s'apparente à une sismographie du rythme. Plutôt que de représenter le mouvement, à travers Les Grimpantes, Gabrielle Mogenet en traduit physiquement la pulsation, laissant son geste se déployer en courbes nerveuses et en ondes colorées qui envahissent l'espace. En circulant au sein et autour de l'édifice, le spectateur est ainsi invité à un dialogue sensoriel immersif, où la lumière traverse la couleur pour créer un immense vitrail contemporain. Au gré du jour, ces reflets mouvants infusent à l'espace une théâtralité propres aux arts de la scène.*
PASSÉES
18.04.26 > 27.06.26
LE RENDEZ VOUS DES AMIS - 1976 / 2026
Galerie Christophe Gaillard - Bruxelles
Artistes présentés
Artistes historiques : Roy Adzak, César, Gérard Deschamps, François Dufrêne, Takis, Raymond Hains, Titina Ma- selli, Tetsumi Kudo, Jacques Monory, Daniel Pommereulle, Antonio Recalcati.
Artistes du collectif Bardaf : Cyrille Aron, Francesco Batistello, Jacques Caudrelier, Sadowczyk Cauwe, Carlin Diaz, Maxime Halot, Wout de Jonghe, Gabrielle Mogenet, Jacques di Piazza, Charlie Quinonero, Julia Renaudot, Sergio Sauro, Clément Suanez, Félicien Umbreit, Loan Verbanck, Manon Viratelle, Joseph Winckler, Barbora Zilinskaite.
La galerie Lanzenberg et l’exposition de 1976
En mai 1976, Fred Lanzenberg, galeriste français installé depuis 10 ans à Bruxelles, soutenu dès ses débuts par Ilena Sonnabend, ouvre avec le poète et critique d’art Alain Jouffroy « le rendez-vous des Amis ». Le galeriste avait commencé par présenter des artistes pop avant de se tourner vers les nouveaux réalistes et d’autres confirmés de la scène française — Erró, Takis ou Fromanger. Dans la deuxième moitié des années 1970, Lanzenberg choisit de représenter des artistes plus émergents et souvent inclassables. C’est dans ce contexte de transition de son pro- gramme qu’il ouvre cette exposition.
Détournant le tableau peint par Max Ernst en 1922, Jouffroy remplace les visages des protagonistes par ceux des 22 artistes invités, pour mettre en avant l’amitié qui les relie, plutôt que les filiations formelles qui pourraint s’établir entre leurs œuvres. À l’heure où les mouvements artistiques s’essoufflent à la faveur de l’émergence de nouveaux individualismes encore en vigueur aujourd’hui, Jouffroy tente ici de redéfinir les liens entre les artistes qu’il réunit, privilégiant leurs liens de camaraderie dans la vie, dans un mouvement qui n’aurait pas besoin de manifeste. Affilié un temps aux surréalistes, Jouffroy a créé plusieurs groupes et sociétés secrètes, et il a joué un rôle important de passeur pour plusieurs générations d’artistes et de poètes. Avec cette exposition, il affirme le caractère essentiel des rapports personnels, de la subectivité et des échanges amicaux dans le processus créatif.
Le propos illustrait néanmoins un moment singulier dans le paysage artistique belge et européen — celui d’une effervescence figurative et narrative en réaction aux avant-gardes formalistes, dans la lignée des mouvements de la Nouvelle Figuration et de la Figuration narrative, apparus dès les années 1960 en France et en Belgique.
L’exposition de 2026 : mémoire et création en dialogue
Le Rendez-vous des Amis, 1976 – 2026 à la galerie Christophe Gaillard s’inscrit dans le prolongement direct de l’exposition éponyme et propose un dialogue entre mémoire et création, en confrontant œuvres historiques et productions contemporaines. Elle offre ainsi une double lecture : la redécouverte d’artistes dont le travail a durablement marqué l’histoire de l’art de la seconde moitié du XXe siècle, et une ouverture sur la jeune scène bruxelloise, incarnée par le collectif Bardaf, dont les ateliers constituent aujourd’hui l’un des foyers les plus actifs de la création émergente dans la capitale.
La continuité avec 1976 est aussi évidente que la rupture est franchement assumée. En naviguant entre ces deux temporalités, les visiteuses et les visiteurs sont invités à traverser un demi-siècle d’histoire artistique, à en mesurer les héritages, les déplacements et les résonances, et à appréhender ce que la notion d’amitié dans l’art — au sens d’une communauté élective, d’une éthique partagée du faire — peut encore signifier aujourd’hui.